



Laurent




Bilan :des oignons, deux Barbies moches à 1€, des boucles d’oreille à 50 centimes pour Claire (qui n’a pas de trous aux oreilles!), rien pour Adrien, enfin un petit chichi dans l’estomac tout de même! 5kg de livres pour mimi, quelques j’aime lire pour Notre collection, un "quatre as" et une envie d’âne!
Laurent (Brocantinologue)




Bon eh bien nous sommes revenus de Sainte-Cécile, où les petites et le pitch se sont éclatés! Je ne parle pas de la location qu’ils n’ont pratiquement pas saccagée cette année, une première! Faut dire que les proprios étaient en dessous! Côté paysage, nous avons vu de beaux couchers de soleil lors de nos balades nocturnes avec
d’une part une vue sur les opalines et de l’autre sur les piquets à moules avec en tâche de fond un soleil un peu voilé par des nuages, lui donnant un aspect charmant. Avec une glace italienne, ou une gaufre chantilly, ou carrément une petite frite mayo prise «Chez Marcel», la baraque à frites de Sainte-Cécile, on se sent bien.
Les dunes le soir, c’est coloré, venteux et sableux, mais pour les enfants, se rouler dans le sable en dévalant une pente à 50%, c’est rigolo! La mer c’est réglé comme une horloge, le matin des trentenaires courent, il font du jogging, puis vient le ballet des baguettes pour le petit déj, puis les petits
vieux avec les chiens et en fin de matinée les familles qui vont faire une petite balade marché et compagnie. A midi, il y a les restos, puis les ados qui sont enfin réveillés! Maillot de bain et soleil et en soirée tout le monde réuni sur la place pour la balade nocturne avec sa fraîcheur qui met tout le monde d’accord!
Moi-même et les petites sommes respectivement devenus fabricant et porteuses de tresses en tout genre. Tout a commencé par un magazine oublié par les précédents locataires où divers modèles de couette étaient exposés pour le plaisir de Laure, et de Claire qui malgré ses cheveux trop courts, n’aime pas être en reste. Quant au petit Pitchou, il a découvert la mer et les mouettes, d’ailleurs quant on lui demande maintenant: «Où sont les mouettes», il répond tristement «Pas là mouette».
Il en a vu des mouettes, car tous les matins, on allait à la criée à Etaples, où les poissonniers jetaient leurs restes de poisson et où les mouettes s’en donnaient à cœur joie. On a mangé, là-bas plus de poisson qu'en une année à la maison, c'est vrai, c'est
très bon et à 85 centimes la dorade (2€ du kg), c'est encore meilleur! Le rouget, le maquereau, la sole, le turbot, la vive, le carrelet, la raie, ils y sont tous passés, soit au four en papillote, soit grillés à la poêle avec une échalote et une noix de beurre... Malheureusement, toutes les bonnes chose ont une fin! On est de retour, mais déjà le planning de Laure se charge, barbecue
suivie d’une soirée Harry-Potter avec sa copine Charlie et petit dej. Toujours le même principe Lait-Choco dans un bib pour Adrien, dans un bol pour Claire et Maman, avec des miel-pops pour Laure et froid pour Charlie! Moi je suis un marginal, je bois du café! Sinon c’est la saison des confitures, et après les fraises, c’est le prunier
qui donne des rations familles nombreuses. Les soirées sur la terrasse continuent de ravir les petits surtout Adrien qui a vite compris comment ça marchait! Le soir, il va chercher une couverture et prépare sa nichée dehors avec vue sur la télé et le jardin. Il attend patiemment le moment où le dessert va arriver et
où la séance va commencer. Vers 22h30, ça commence à roupiller, un peu, beaucoup…Un peu comme à la mer, le matin vers 7h! A la mer…Laurent (Couetteur amateur)
Cela fait bien deux mois que Laure ne me parle que d’une chose: le prénom du bébé! Hé oui, normalement, c’est moi qui trouve le prénom si c’est une fille, et c’est une fille. Avant, c’était assez simple JE choisissais et le futur bébé s’appelait comme JE l’avais choisi! Maintenant, j’ai un petit ange au dessus de mon épaule, qui me travaille au corps pour savoir comment je compte appeler la petite, vous savez comme celui qui conseille Milou dans Tintin au Tibet. Ce petit ange c’est Laure, Claire s’en fout et Adrien tant que ça ne se mange pas, il ne se sent pas concerné! Bon comment faire pour changer de sujet, avant c’était facile,
mais à sept ans c’est peine perdue! Enfin presque…Il suffit finalement de trouver un sujet de conversation plus important aux yeux de Laure, et c’est pas gagné! Mais j’ai trouvé! Depuis hier, huit petits nouveaux aux grandes oreilles sont arrivés! Après quelques négociations avec Laure et surtout sa maman, j’ai réussi à attirer l’attention de celle-ci sur un autre projet fédérateur. Soit, après recherche sur leboncoin.fr et un coup de fil à Marc (merci encore), voilà huit Lapinoux gratos venus de Belgique. Huit lapins, trois envieux, le partage s’avérant difficile, Claire propose une solution: Laure 3, Claire 5, Adrien 0 car trop petit! Après discussion, j’ai tout de même réussi à en avoir un que j’ai affectueusement appelé «Quenotte». J’ai longuement hésité, mais par délicatesse, je l’ai pas appelé «Civet» ! Bon mais c’est pas tout je vous laisse, le soleil sort, un petit barbecue se dessine et surtout il y a «Gigot» à finir…
Dans l'univers merveilleux de l’observation du ciel nocturne, je découvre la prolifération d’un monde inconnu, ou plutôt méconnu! En astronomie, je franchis la frontière qui, de la connaissance du réel, sépare les enchantements
des premières observations. Je me rends compte que le passé, le présent ainsi que le futur ne sont qu’une vision de l’esprit, un point de vue relatif cher à Einstein. Le temps, si précieux pour certain, n’est pas universel. L’observation visuelle est mise en défaut par l’idée que l’on se fait du temps,
de sorte à ce qu’une galaxie, si belle, si stable dans l’oculaire de mon télescope, n’est certainement plus depuis…la naissance de notre système solaire! Tout est unique et le temps, un voile qui brouille l’esprit des plus éclairés. Pour étayer ces dires, je vous propose un petit voyage dans l’éphémère. Dans la nuit, la flamme de la bougie s'agite d'un mouvement dont elle a le secret. Certains diront la turbulence, oui! Qui mène aux probabilités et à la théorie du Chaos, et finalement à rien, rien de plus que la certitude d’une grâce éternelle. Elle seule peut ainsi à la fois éclairer la pièce, mon esprit et hâter mon imaginaire. L’esprit est souvent capté par une flamme, un barbecue est souvent pour moi le siège de profondes pensées! L’esprit se vide, l’estomac se remplit, et la vie continue…
Un orage, ce phénomène naturel est un art sans répétition où chaque représentation est unique, où chaque arc électrique ne pourra jamais être reproduit, la composition sera unique à jamais. Mais l’éclair éphémère n’est pas apprécié à sa juste valeur, on le snob, on le banalise, voire même, on l’évite! C’est passer à
côté de l’essentiel de ne pas profiter des choses éphémères. Pour s’en rendre compte, il faut «coincer l’éphémère», la photographie est un moyen d’y parvenir et ainsi d’éviter cette frustration. On dit aussi que la beauté est éphémère, la nature elle-même est éphémère.
Etre heureux, est un sentiment qui peut être ressenti comme éphémère et à l’appréciation de tout un chacun. Pour moi être heureux, c’est de voir mes enfants croquer la vie, des moments où rien de plus n’est nécessaire.
Laurent (Père de Claire maître dans l’art de «la sagesse éphémère»)